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Emballages et écologie, pouvoir démêler le vrai du faux
Par février 17, 2020 0 K'ommenter

Emballages et écologie, pouvoir démêler le vrai du faux

En ce début d'année 2020, peut-être envisagez-vous de devenir un meilleur éco-citoyen et d’agir concrètement et chaque jour pour la préservation de notre si belle planète. Clairement, votre intention ne peut être que louée et encouragée. Alors la première des choses à vous dire, c’est un grand BRAVO ! Mais la seconde, qui vous surprendra sûrement, c’est de faire attention… Pourquoi ? Eh bien parce que les consciences s’éveillent et c’est merveilleux, mais parallèlement, il y a quelque chose qui ne s’endort jamais et qui veille, prêt à bondir : le profit que peuvent faire certains industriels en jouant sur votre bonne volonté, mais aussi sur votre naïveté. Autrement dit, certains n’hésitent pas à se servir d’arguments purement marketings pour vous donner l’illusion que vous faites un geste écologique et durable, alors qu’en fait, il n’en est rien. Et cela est d’autant plus facile que le premier des gestes à faire pour permettre de préserver les réserves naturelles, le tri des emballages, eh bien ce n’est pas si simple ! On va tenter de vous expliquer tout ça, afin que vous compreniez pourquoi chez enKamania, les boîtes sont en carton et les sachets en papier

Le biodégradable, pas si bien que ça…

Il est vrai que le terme « biodégradable » est ultra séduisant, ne serait-ce que grâce au préfixe « bio », déculpabilisant à fond. Mais dans les faits, il s’agit d’une mauvaise option que de nombreuses entreprises n’hésitent pourtant pas à mettre en avant sur leurs emballages pour donner l’illusion aux consommateurs que nous sommes que quelque chose qui se décompose naturellement est, par définition, moins impactant pour l’environnement. Pour le comprendre, il faut savoir une chose qu’on ne nous dit pas : pour que la décomposition se fasse correctement, il faut de l’oxygène. Or dans les dépotoirs (ou plutôt les sites d’enfouissement), tout est compacté… Conclusion ? Eh bien de l’oxygène il n’y en a pas, ou très peu, et dans tous les cas pas assez ! De fait, jeter à la poubelle des emballages dits « biodégradables » produit d’autres formes de contaminations. Le seul « avantage » (avec de gros guillemets) de ce type de sachets, c’est quand vous les jetez dans la nature (mais vous ne faites jamais ça, bien sûr !). Dans ce cas effectivement, il y a moins de pollution visuelle une fois que c’est dégradé. Néanmoins, dans le cas du plastique Oxo-Biodégradable, la décomposition produit des microparticules de plastique qui pourraient être néfastes… Autre point à souligner sur les emballages biodégradables, ils ne produisent aucune énergie et donc, ne rentrent pas dans l’idée d’une durabilité qui donnerait une seconde vie aux matières…

Et les emballages compostables, alors ?

D’abord, une petite définition : le terme « compostable » signifie que l’emballage en question est composé exclusivement de matière organique et que donc, il ne produira pas de contaminants en se dégradant. Jusque-là, tout va bien. Mais dans les faits, c’est différent. Le plastique dit compostable et certifié compostable par la présence d’un logo officiel (BPI par exemple) va effectivement se dégrader sans polluer… mais dans certaines conditions, des conditions que ne remplissent pas les composts domestiques. Il faudrait en réalité que chaque consommateur ait accès à un compost municipal qui, lui, remplirait les conditions permettant une dégradation complète et satisfaisante de ces emballages dits « compostables ». Et malheureusement ce type de collecte municipale n’est pas mis en place par les collectivités.

Le cas particulier des emballages en fibres de bambou

Là encore et tristement, il s’agit uniquement d’un argument purement marketing pour séduire le consommateur en le déculpabilisant. Il faut dire que le bambou est à la mode et à une résonnance clairement écologique. Pourtant, pourtant… Il faut bien prendre conscience que l’essor exponentiel de la production de bambou a des effets qui sont loin d’être honorables : elle est très invasive et détruit tout bonnement les écosystèmes en provoquant une déforestation massive pour répondre à la demande (l’éternel problème…). Par ailleurs, les modes de production de ce fameux bambou appauvrissent les sols et participent à l’érosion. Enfin et là encore, ce type d’emballages n’est aucunement une source d’énergie renouvelable.

Conclusion : et si le meilleur emballage était celui qui se renouvelait ?

Voilà clairement notre position chez enKamania, et voici pourquoi nous avons opté pour des emballages en papier pour vos sachets d’en-cas sains. Accompagnés par Citéo (entreprise missionnée par l’Etat pour organiser, piloter et développer le recyclage des emballages et des papiers mis sur le marché en France), nous avons compris que pour diminuer l’impact de la production et de la consommation sur notre planète, il fallait se tourner vers des solutions 100 % recyclables pour nos petits emballages de fruits à coque. Tout simplement parce que le premier geste éco responsable, celui qui est vraiment porteur, c’est bel et bien la consommation durable, celle qui crée une énergie réutilisable. Et à ce titre, le film recyclable est définitivement plus prometteur que les emballages biodégradables ou encore compostables, car il est transformé pour avoir une deuxième vie.

Il nous reste encore des améliorations à apporter, comme augmenter le % de papier de notre film. Mais l'important pour nous est d'être dans la bonne direction, et de cultiver notre transparence par rapport à vous.